
Partout à travers le monde et malgré une année perdue, une année catastrophe, le maître mot du secteur musical semble être : résilience. Cette capacité qu’ont les humains à surmonter des chocs traumatiques et qui fait que les actrices et acteurs du monde de la musique ne perdent pas espoir.
Parce qu’il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de femmes et d’hommes qui consacrent leur vie à une passion commune, celle de faire vibrer les foules, celle de faire vibrer une audience.
Pour preuve de cette résilience : les bookings d’artistes qui s’ouvrent pour l’année à venir, les places de concerts qui se mettent en vente et les reports en lieu d’annulation.
Une autre preuve ? Et bien celle des marchés musicaux qui se tiennent: certains ont même ouvert le bal alors que nous étions en confinement. Souvenez-vous du MIDEM, le festival de Cannes de la musique ou le WOMEX qui se sont tenus contre vents et marées. Évidemment, il n’y avait pas là de rassemblement, évidemment il a fallu faire un choix stratégique, et le choix s’est porté vous avez pu le voir, le lire ou l’entendre sur des éditions numériques.
Chez nous comme ailleurs, on observe une résilience qui force le respect, des festivals qui ont attendu et espéré longtemps avant d’annuler, qui ont revu leur modèle économique, leur manière d’accueillir le public et de gérer un staff prêt à aller au charbon dans le plus grand respect des normes sanitaires en vain, mais l’espoir persiste.
Chez nous, la surprise de cette année 2020 est venue de VISA FOR MUSIC, le marché musical qui prend d’habitude ses quartiers à Rabat a décidé de garder le cap, en optant lui aussi pour le tout digital. Une première au Maroc qui n’est pas passée inaperçu. Naturellement, nous avions énormément de questions à poser sur cet évènement qui, demain peut être, qui sait, sera la norme. Quelles retombées pour un artiste ? Comment tisser un réseau sans pouvoir se toucher ? Faut-il se réinventer davantage et quelle place occupera le digital dorénavant dans le spectacle vivant ? Doit-on dire adieu aux concerts d’autrefois ? Parce qu’entre vous et moi, c’est plutôt au virus et à 2020 que l’on a envie de dire adieu dans ce studio…
Au programme de ce numéro de Variations consacré à 100 % à l’édition digitale de Visa for music :
On parle du format particulier de cette 7ème édition de Visa For Music et de ses challenges avec Brahim El Mazned, directeur fondateur de Visa For Music, Afaf Abahoua, cheffe de projets, Mehdi Sli, ingénieur du son et réalisateur des captations live et Intissar Nechnach, attachée de presse.
Quelques artistes témoignent également de leurs expériences :
Leila, Sonia Noor, auteures-compositrices-interprètes, El Hassan Souissi des Souissi Brothers, véritable fer de lance du jazz national depuis 1986 et Nizar Najmi bassiste évoluant auprès de grands noms de la scène locale reviennent sur un marché singulier. Ils tentent une réponse à la question: quelles retombées attendre d’une édition digitale d’un marché de la musique?
Une fois n’est pas coutume dans ce numéro spécial VFM 2020, nous vous proposons également des extraits des showcases de certains artistes participants.
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