
La gestion publique sous le régime de Félix Tshisekedi est régulièrement qualifiée de « gouvernance du prêt-à-porter » ou de « gouvernement de tâtonnement ».
Au lieu de bâtir des politiques publiques structurées et pérennes, le pouvoir privilégie des réponses palliatives et des raccourcis spectaculaires.
Ce phénomène de colmatage s'illustre de manière très concrète dans trois domaines stratégiques :
- La défense : face aux fragilités des FARDC et aux échecs sécuritaires dans l'Est, l'État sous-traite la souveraineté nationale en recourant à des milices locales (Wazalendo) et à des milliers de mercenaires étrangers (colombiens, roumains).
- L'énergie : plutôt que de poursuivre et finaliser la construction ou la réhabilitation de barrages hydroélectriques structurants (tels que Busanga, Kakobola ou Katende), les autorités optent pour la location d'urgence de bateaux-centrales turcs et de groupes électrogènes destinés principalement à la capitale.
- Les sports : le renforcement du championnat national (LINAFOOT) et des centres de formation locaux est délaissé au profit de l'importation directe de joueurs évoluant en Europe pour obtenir des résultats et des retombées politiques immédiats.
Pourquoi cet appétit pour des solutions clé en main ? Ces choix traduisent une recherche d'effets d'annonce et de gains politiques rapides, masquant une absence de vision stratégique et de planification à long terme.
Une machine à corruption derrière le colmatage ? Les analystes et acteurs de la société civile soulignent que ces solutions d'urgence servent fréquemment de paravent à une gestion kleptocratique.
Le lancement de programmes improvisés sans études de faisabilité, sans devis rigoureux ni appels d'offres (à l'instar du projet Tshilejelu ou du programme des 100 jours) génère d'importantes opportunités de commissions et de détournements de fonds publics. Pendant que les institutions républicaines voient leurs dépenses de fonctionnement exploser, la population fait face à un appauvrissement continu et à une hausse de la dette publique.
RDC : Anatomie d’un non Etat
2 Nov
RDC : Un chaos rentable ?
2 Nov
La RDC est-elle un État-fantôme ?
2 Nov
RDC : Mécanique d’un État fantôme
2 Nov
RDC-Ouganda : de l’or et du pétrole sous couvert de traque des ADF
27 Oct
Les ADF exportent l’or du Congo via l’Ouganda
27 Oct
RDC-Ouganda : La bureaucratie du pétrole
27 Oct
RDC : La victimisation comme arme politique
30 Août
Balkanisation : Pourquoi la RDC n’a pas [encore] éclaté ?
26 Août
RDC : Fédéralisme vs. Unitarisme
26 Août
Les Banyarwanda du Kivu : Citoyenneté vs. Autochtonie
23 Août
Le Kivu face au piège de l’autochtonie
22 Août
Petros, fondateur de la marque Teed
29 Oct
FLN : l’emblème de la libération de l’Algérie
25 Oct
Dr Sanae El Ouali dévoile sa thèse sur l’entrepreneuriat créatif au Maroc
22 Oct
Un projet de loi pour restituer les restes humains
16 Oct
Le Congo colonial, terre d’Islam : écrits, savoirs, talismans
16 Oct
Roselynd Laubhouet, fondatrice de Nahyel Concept Store
15 Oct
Zeinab Badawi : «L’Afrique doit raconter sa propre histoire»
9 Oct
Denise Mané, directrice artistique de Sayana
8 Oct
Les Suds à l’épreuve des pensées décoloniales : de l’Amérique à l’Afrique
2 Oct
Nawal Rmili, créatrice de la marque Yza
1 Oct
Almoravides au XIème siècle : conquête, piété et naissance de l’empire des sables
24 Sep
Mabelle, créatrice de contenus spécialiste de la mode africaine
24 Sep
